Oglindă de piatră, oglindă de apă

Oglindă de piatră, oglindă de apă / Stone Mirror, Water Mirror
Ediţie bilingvă româno-engleză, Bucureşti, 2010.
Traducere în limba engleză : Clelia Ifrim.

stone mirror

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grandebretagne

I really prefer to review books that I love or even like. Having to say my truth about another’s work, especially when I know how much work such efforts are, really puts a mean dent in my day. It is so much more pleasant to open a book, like Stone Mirror, Water Mirror and find the first haiku so marvelous:

Stone mirror –
the rain polishes
its own marks

There! that looks so easy and is so perfect! Why can’t every haiku have that truth, that perfection in it? For me, just finding one great haiku in a book is enough to put a smile on everything else in the day. But wait, Stone Mirror, Water Mirror offers much more.
Sprinkled among the haiku (one to a page) and the postage sized drawings (one to a page) are the haibun. I often find myself inhaling a tired gasp of air as I prepare to read another haibun – almost knowing I will be bored to tears before I get to the haiku at the end. Not so in Stone Mirror, Water Mirror ! I loved Ifrim’s prose writing.
People write and talk about how haibun need to have “haiku-style” prose and try to accomplish this with incomplete sentences and outlandish punctuation. Clelia Ifrim’s haiku-like writing comes from her inner being. Her subject matter, and the way she views the incidents of her prose, contain that loose, easy way of haiku. By thinking and feeling deeply she is capable of saying the most outrageous things simply and making the reader glad to believe them. I do not know if this is skill one can learn or if it happens that this woman contains the spirit of haiku in everything she writes. She does! and haibun writers should study her work to see what can be done with this form. Even if you have no intention of trying to write like Clelia Ifrim, buy her book just to enjoy the haiku and admire the haibun in the hands of a master. Truly!
Review by Jane Reichhold LYNX A Journal for Linking Poets, XXIV:3 October, 2009.

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france

Je préfère bien évidemment passer en revue des livres que j’aime ou que j’apprécie. Devoir exprimer mon point de vue sur le travail d’un(e) autre, surtout quand je sais quelle somme de labeur représentent ces efforts, me met sous pression pour la journée. Et c’est tellement agréable d’ouvrir un livre tel que Miroir de pierre / Miroir d’eau et de trouver le premier haiku si merveilleux :

Miroir de pierre –
la pluie polit
ses propres traces

Voilà ! Cela semble si simple, et c’est tellement parfait ! Pourquoi chaque haiku n’a t-il pas cette vérité, cette perfection en lui ? Pour moi, trouver tout simplement un excellent haiku dans un livre suffit pour rendre agréables toutes les choses du reste de la journée. Mais ce n’est pas tout, Miroir de pierre / Miroir d’eau offre bien plus.
Parsemés entre les haikus (un par page) et les dessins de la taille de la page (un par page)se trouvent les haibun. Souvent , je me suis sentie fatiguée, devant inspirer une bouffé d’air alors que je me préparais à lire un autre haibun – tout en sachant déjà que je m’ennuierais à mourir avant d’arriver au haiku final. Rien de tel dans Miroir de pierre / Miroir d’eau ! J’aime la prose de Clelia Ifrim.
Les gens écrivent et discutent de la manière d’écrire un haibun dans un “style haiku”, et tentent de le réaliser au travers de phrases incomplètes et d’une ponctuation farfelue. Le haiku chez Clelia ifrim – tout comme son écriture, vient de son être intérieur. Son sujet et sa manière de voir les incidents dans sa prose, contiennent cette voie souple et lâche du haiku. En pensant et ressentant profondément, elle est capable de dire les choses les plus extravagantes d’une manière simple et de faire plaisir au lecteur prêt à les croire. Je ne sais pas si c’est une compétence qu’on peut apprendre ou si cette femme possède l’esprit du haiku dans tout ce qu’elle écrit. En tous cas, elle le réalise ! et les auteurs de haibun devraient étudier son travail pour voir ce que l’on peut faire dans ce genre. Même si vous n’avez pas l’intention d’écrire comme Clelia Ifrim, procurez-vous son livre, ne serait-ce que pour apprécier ses haikus et admirer les haibun entre les mains d’un maître. Un vrai plaisir !
Jane Reichhold LYNX A Journal for Linking Poets, XXIV:3 Octobre, 2009.
(Traduction : Nicole Pottier)

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